Contrôle des fonds par les garants : quand audit rime avec création de valeur

Les contrôles des fonds détenus par les professionnels de l’immobilier font l’objet de nouvelles règles depuis le 1er janvier. Par-delà la sécurité accrue apportée au marché et aux clients des professionnels ce cadre pourrait avoir une influence bénéfique sur la qualité des rapports entre les professionnels de l’immobilier et leurs garants, et sur l’éco-système.

Un cadre légal aligné sur les meilleures pratiques

Depuis le 1er janvier 2022, les fonds détenus par les professionnels de l’immobilier doivent faire l’objet d’un contrôle renforcé par leurs garants. Ces mesures ne viennent que rendre effectives les dispositions de la loi ALUR adoptée en 2014 et qui attendaient depuis un décret d’application. Ces vérifications sont réalisées sur pièces, via la transmission des comptes annuels et des documents permettant de vérifier la conformité des garanties octroyées. Mais elles peuvent également être complétées par un contrôle sur place. Déjà mises en œuvre de manière anticipée par plusieurs garants, ces mesures sont globalement bien perçues par les professionnels.

Conforter le capital confiance

« L’audit annuel est un moment très important pour nous » explique Karl Bricheteau, président de Solaris Gestion, acteur national en property management, dont le siège social est basé à Nantes et classée parmi les 10 plus importants acteurs français du secteur. Il détaille : « Cela contribue à structurer et à sécuriser l’exercice professionnel immobilier dans tous les métiers concernés. Une entreprise immobilière saine obtiendra un audit positif et cela aura un effet rassurant pour ses clients et ses partenaires. ».

Un objectif d’amélioration continue

Un constat partagé par Antoine Dehan, directeur général de VSA Property, entreprise basée à Lyon, présente aussi à Paris et dans la région méditerranéenne, avec près de 3 millions de m2 sous gestion. « Nos métiers sont complexes car nous manipulons des informations sensibles et des fonds qui ne nous appartiennent pas. Les contrôles indépendants réduisent les risques dès lors qu’ils sont réalisés avec précisions et professionnalisme, c’est-à-dire dans la durée, avec un objectif d’amélioration continue de chacun, ce qui est vertueux. ».

A bien écouter ces deux professionnels, cette avancée légale peut avoir un autre effet positif pour la profession en général. La qualité et la manière dont les garants exécutent ces contrôles renforce l’image de sérieux de la profession, d’où l’intérêt de s’adresser à un garant solide et structuré. Karl Brichteau précise : « Un audit est avant tout un échange organisé entre professionnels dont l’efficacité repose sur la maîtrise technique et sur la connaissance de nos métiers. Si les échanges entre les personnes sont de qualité, le contrôle n’en est que meilleur et les professionnels que nous sommes peuvent en tirer un avantage qualité évident. Et c’est le cas avec CEGC, que nous considérons comme un partenaire car ils nous apportent un réel conseil et une aide très concrète quand nous en avons besoin. ».

Investir la relation : un devoir pour les garants

Antoine Dehan complète : « Les garants doivent mettre les moyens pour que, toute l’année, les rapports entre eux et nous contribuent à créer de la valeur. ». Mais comment ? « L’une des clefs, c’est d’avoir deux interlocuteurs uniques, l’un pour le commercial et l’autre pour les contrôles, comme c’est le cas avec CEGC, afin de capitaliser sur l’expérience. Aussi, les contrôles doivent être préparés en amont, réalisés de manière efficace. Enfin, il est nécessaire que le garant prenne le temps de revenir sur les points à améliorer et qu’il soit même disponibles hors période d’audit pour répondre à nos questions quand elles apparaissent. ».

Pour les deux professionnels, derrière la question du contrôle des fonds, c’est bien le sujet de la relation partenariale avec les garants qui est posée et de l’investissement de ces derniers à leurs côtés.